Galerie de campagne François Deneulin
 
 
"L'art est ce qui résiste à la mort" (Malraux*) et ce qui crée un chemin de curiosité et d'ouverture aux mondes
 
 
 
 
 
 
 
  Préambule : amateurs, passionnées, collectionneurs, galeristes, vous trouverez sur ce site l'information que j'ai pû récoltée et agglomérée sur des artistes dont je suis moi-même collectionneur. N'hésitez pas à utiliser et diffuser cette information (hormis les photos - cf droits d'auteurs), mais je vous serais reconnaissant d'en indiquer la source.

Cette année à la Galerie Deneulin

Arts décoratifs avec Pascal OUDET (bois) et Marie DUCHESNE (Emaux): du 10 décembre au 14 janvier 2017
Vernissage le samedi 10 décembre de 16h à 20h
+ d'information sur www.lavieenbois.com et www.rocdarguille.com

Claude JOUHANNEAU, peinture du 10 septembre au 15 octobre 2016 - en collaboration avec la Grange du Boissieu

Abou TRAORE, sculpture du Burkina du 14 au 20 juin 2016 - Hors les murs - Espace Paul Jargot à Crolles

Ruytchi SOUZOUKI, un japonais à Paris de 1921 à 1985 du 11 juin au 9 juillet 2016

Bruno LERAY, peintures récentes du 7 mai au 4 juin 2016

Muriel MOREAU, gravures du 9 au 30 avril 2016

Images du printemps avec Emilie JOUVET, Jeanne ERRE et Cathy PEYLAN, photographies du 6 février au 26 mars 2016


Horaires
Galerie Deneulin
du mardi au samedi de 14h00 à 18h00 ou sur rendez-vous les autres jours (en journée ou en soirée)

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Fil d'actualités 2016
archives : 2015

La Grange du Boissieu et la Galerie Deneulin vous présentent les oeuvres du peintre Claude Jouhanneau (1931-2011).
Cette exposition organisée dans les deux lieux se tiendra du 10 septembre au 15 octobre 2016.

Grâce à Chantal et Alexandre Baumgartner, un catalogue est en cours d'édition : le catalogue

 

Claude JOUHANNEAU consacre avec passion et une grande énergie, soixante ans de sa vie à son art, toujours dans l’émotion et la sincérité, sans compromission, sans soumettre à personne la force instinctive de son tempérament.
Son travail se situe entre celui d'André Cottavoz - avec qui il expose dans les années 60 – et, pour, certains travaux, la recherche d'Eugène Leroy, bien qu'il n'osera que rarement aller jusqu'à la disparition du sujet dans la matière. Les sujets – fenêtre d'atelier, paysages, foules – sont souvent prétexte à une recherche autour de la couleur, de la vibration de la lumière et de la matière.

Son œuvre est importante : plus de 1 000 toiles numérotées et répertoriées et plusieurs centaines de dessins et de pastels dont la Grange du Boissieu et la Galerie Deneulin vous présenteront une sélection.

Vernissage le samedi 10 septembre, de 16h à 19h à la Grange du Boissieu / de 17h à 20h à la Galerie Deneulin

Ouverture du 10 septembre au 15 octobre, les vendredis, samedis et dimanches de 14h à 18h ou sur rendez-vous les autres jours.

La Grange du Boissieu – place Denis Salvaing de Boissieu – le Boissieu – 38530 la Buissière
www.lagrangeduboissieu.fr – Tél. : 06 80 32 29 44

Galerie Deneulin, 200 grande rue – 38 530 Barraux
www.deneulin.fr – Tél. : 09 72 83 34 75

Un peu moins de 3,5 km séparent les deux lieux d'exposition : Trajet entre les deux lieux

 
 

"Abou Traoré, sculpture du Burkina-Faso"

Prolongation de l'exposition à la Galerie Deneulin du 29 juin au 9 juillet après l'exposition hors les murs à l'Espace Paul Jargot de Crolles du 17 au 26 juin

 


J'ai le plaisir de vous présenter un peu plus de 30 bronzes à la cire perdue réalisés par Abou Traoré, bronzier de Bobo-Dioulasso au Burkina-Faso.

Abou Traoré est né en 1960 à Bobo-Dioulasso au Burkina-Faso dans une famille de sculpteurs / fondeurs auprès de qui il fera sa formation. Il apprendra de son père la technique de la cire perdue qu’il prendra comme choix technique et artistique.
Il fonds et sculpte des bronzes à la cire perdue depuis 1983 et il développe une recherche esthétique particulière en lien direct avec la culture des masques.
Son atelier Togonda est situé à Bobo-Dioulassa/Burkina-Faso secteur 4 dans le quartier de Koko.
En savoir plus : www.abou-traore.org

 


Vous pouvez également découvrir les dessins et peintures de Ruytchi Souzouki - exposition jusqu'au 9 juillet inclus.

 
 

Ruytchi SOUZOUKI, un japonais à Paris de 1921 à 1985 - du 11 juin au 9 juillet 2016

 


Il fait partie de ces artistes aux pratiques singulières, inscrits dans le milieu professionnel mais dont la reconnaissance de leur vivant fut difficile voir impossible du fait de l'évolution et de la particularité de leur travail.

Aujourd'hui, mis à jour par plusieurs passionnés, nous commençons à mieux percevoir son parcours, ses obsessions et se révèle la pertinence du regard qu'il a posé sur son temps et sur lui-même.

Né en août 1904 au Japon, il fait son apprentissage auprès du maître Sanzo Wada puis il poursuit à l'école des beaux-arts de Rio de Janeiro lorsque son père s'y rend pour le travail.
Le poète et dramaturge Paul Fort le remarque et le fait venir à Paris. Dès son arrivée, il sera exposé à la Galerie Manuel Frères, pour laquelle un catalogue sera préfacé par le poète et critique d'art André Salmon.

Il rencontrera le célèbre peintre Foujita, le mécène Jirohachi Satsuma, et fréquentera la colonie des peintres japonais établi à Paris.

Il participera régulièrement au Salon d'Automne, au Salon des Tuileries et au Salon des indépendants ainsi qu'à des expositions de groupe organisées par ses compatriotes.
Il meurt dans une totale indifférence en 1985. On le découvrit deux jours après sa mort dans son atelier et on l'enterra plus d'un mois plus tard après avoir vainement attendu que sa dépouille soit réclamée.

Cette exposition se propose d'être un modeste jalon pour rendre hommage à cet artiste et faire reconnaître son œuvre.

 
 

Bruno Leray - Peintures "Impressions atelier" (IA)
du 07 mai au 04 juin 2016
Un bel article est paru sur l'exposition dans les affiches de Grenoble, par Jean-Louis Roux : l'article

 

 

« Vermeer est un peintre fin qui peint flou. Curieux. »
Daniel Arasse Histoires de peintures

Depuis plusieurs années, le travail de Bruno Leray se concentre autour de la représentation de la figure humaine.

Le « sujet », portrait, buste, ou tête imaginaire, agit comme un révélateur de ses impressions intimes, et, à travers elles, c’est l’image d’une humanité en quête de sens qu’il renvoie. Le miroir déforme, brouille les certitudes, instille un mystère au delà des apparences.

« Impression atelier » (IA) fait référence à Monet : « Impression, soleil levant ».

Sur le plan formel, les vitres anciennes à facettes de son atelier diffractent les contours et le corps du sujet comme autant de touches impressionnistes.

La technique est là pour servir la recherche d’une expression singulière, surprenante, troublante même, et pour faire sens. Il est question de perception, de sensation, de mémoire, d’identité.

Dans le processus de création, la photo, en amont, jette son trouble et offre des possibles qui seront validés par la peinture dans un long travail d’appropriation, une multitude de touches, de glacis, une recherche des valeurs chromatiques.

J'aurai le plaisir d'accueillir ses Impressions d'atelier du 7 mai au 4 juin.
Vous êtes chaleureusement invités à venir partager un verre avec l'artiste lors du vernissage le samedi 7 mai de 16h à 20h.

 
Muriel Moreau - Gravures
du 9 au 30 avril 2016 - vernissage le 9 avril de 16h à 20h
 

Photographies de l'exposition

Suite à l'exposition "Images du printemps" je suis très heureux de vous présenter le travail de gravure d'une artiste d’exception Muriel Moreau.
Rencontrée lors du salon Puls’art au Mans, j’ai été très sensible à son travail d'une grande qualité plastique et technique.

Elle nous fait voyager sur un chemin d'encre et de papier par son travail autour de la transhumance.
« Transhumance (du latin trans, de l'autre côté et humus, la terre, le pays) est un voyage de l’autre côté du monde. Un monde où nous sommes confondus avec la terre elle même, où les tiges s’allient aux veines, les visages à la mousse et aux fleurs.
Tout pousse et jaillit en circuits de terre et de forêts. A travers nos parures, cape ou chapeaux, nous rentrons dans la nuit étoilée à la découverte de nouveaux territoires, enveloppés et protégés.»

“Avec sa maîtrise si particulière de l’eau forte, Muriel Moreau tisse des circuits veineux et nervurés qui rappellent les mots de Léonard de Vinci : « Le corps de la terre est sillonné d’un réseau de veines toutes jointes ensemble. »
Ses gravures, analogies poétiques entre corps humain et Nature, sont autant l‘évocation d’un organisme animal que la cartographie improbable d’un territoire vierge.
Muriel Moreau grave la Nature, son corps, ses pensées, ses rêves, sa dimension invisible.”

 
 
IMAGES DU PRINTEMPS

L'année 2016 s'est ouverte à la galerie par l'exposition "Images du printemps" - titre issu des shungas japonais.
Cette exposition réunie trois femmes photographes autour des représentations de la femme, du désir et de la sexualité.
Vous avez pu découvrir le travail photographique et vidéo d'Emilie JOUVET, Cathy PEYLAN et Jeanne ERRE du 6 février au 26 mars 2016.


Cathy Peylan
Emilie Jouvet
  Jeanne Erre

 

 
 
 
 
 
 
 
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*"La communication, c'est la transmission et la propagation d'une information. Or, une information, c'est quoi ? ce n'est pas très compliqué, tout le monde le sait : une information, c'est un ensemble de mots d'ordre. Quand on vous informe, on vous dit ce que vous êtes censés devoir croire. En d'autres termes : informer c'est faire circuler un mot d'ordre. Les déclarations de police sont dites, à juste titre, des communiqués ; on nous communique de l'information, c'est-à-dire, on nous dit ce que nous sommes censés être en état ou devoir croire, ce que nous sommes tenus de croire. Ou même pas de croire, mais de faire comme si l'on croyait, on ne nous demande pas de croire, on nous demande de nous comporter comme si nous le croyons. (...) Ce qui revient à dire : que l'information, c'est exactement le système du contrôle. (...)

Quel est le rapport de l'oeuvre d'art avec la communication ? Aucun. L'oeuvre d'art n'est pas un instrument de communication. L'oeuvre d'art n'a rien à faire avec la communication. L'oeuvre d'art ne contient strictement pas la moindre information. En revanche, il y a une affinité fondamentale entre l'oeuvre d'art et l'acte de résistance. Alors là, oui. Elle a quelque chose à faire avec l'information et la communication, oui, à titre d'acte de résistance. Quel est ce rapport mystérieux entre une oeuvre d'art et un acte de résistance, alors même que les hommes qui résistent n'ont ni le temps, ni parfois la culture nécessaire pour avoir le moindre rapport avec l'art ? Je ne sais pas. Malraux développe un bon concept philosophique. Il dit une chose simple sur l'art : "C'est la seule chose qui résiste à la mort." (...) Oui, sans doute, il suffit de voir une statuette de trois mille ans avant notre ère pour trouver que la réponse de Malraux est une plutôt bonne réponse. Alors, on pourrait dire, oui, l'art c'est ce qui résiste. Tout acte de résistance n'est pas une oeuvre d'art, bien que, d'une certaine manière il le soit. Toute oeuvre d'art n'est pas un acte de résistance et pourtant d'une certaine manière, elle l'est...(...) L'acte de résistance, il me semble, a ces deux faces : seul il résiste à la mort, soit sous la forme d'une oeuvre d'art, soit sous la forme d'une lutte des hommes.

Et quel rapport y a-t-il entre la lutte des hommes et l'oeuvre d'art ?

Le rapport le plus étroit et pour moi le plus mystérieux. Exactement ce que Paul Klee voulait dire quand il disait : "vous savez, le peuple manque." (...) Il n'y a pas d'oeuvre d'art qui ne fasse appel à un peuple qui n'existe pas encore."

Gilles Deleuze, extrait de la conférence "Qu'est-ce que l'acte de création ? "donnée dans le cadre des Mardis de la fondation Femis, 17 mai 1987 - extrait publié dans "Manière de voir n°148 - Artistes domestiques ou révoltés ?"

 

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